Le Prix de la liberté de presse décerné
aux collaborateurs Maher et McGregor
Ottawa – 3 mai 2013 – Le Comité canadien pour la liberté de la presse mondiale (CCLPM) a annoncé aujourd’hui, à l’occasion de son déjeuner annuel au Centre des congrès d’Ottawa, que les lauréats du 15e Prix de la liberté de presse sont Stephen Maher de Postmedia News et Glen McGregor du Ottawa Citizen. MM. Maher et McGregor ont remporté le prix grâce à une série d’articles qu’ils ont coécrits sur l’affaire des soi-disant appels automatisés dénonçant une fraude survenue lors des élections fédérales de 2011. Leurs écrits ont déclenché une tempête politique et les deux journalistes ont fait l’objet d’une campagne de dénigrement et de diffamation.
Une mention honorable a été présentée à Margaret Munro, journaliste scientifique au Postmedia News pour son article sur le bâillon imposé aux scientifiques par le gouvernement fédéral qui portait la question de la liberté d’expression de la communauté scientifique à l’ordre du jour national.
Le 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse, est célébré dans le monde entier et rappelle aux gouvernements la nécessité de respecter leurs engagements à l’égard de la liberté de presse. C’est également une journée de réflexion sur les enjeux de la liberté d’expression pour les travailleurs de l’information et un moment pour élaborer des initiatives de défense et de promotion de la liberté d’expression.
Le prix du Comité canadien pour la liberté de presse mondiale s’accompagne d’une bourse de 2 000 $ et d’un certificat d’honneur décerné par le CCLPM et la Commission canadienne pour l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
Le 13e Concours international de dessin éditorial, également organisé par le CCLPM, qui invitait les dessinateurs à soumettre des dessins éditoriaux portant sur le thème « Fragilité économique et liberté d’expression », a attiré des participants de partout dans le monde. « Le contexte économique incertain et les menaces de suppressions d’emplois ont un impact négatif sur les journalistes et les caricaturistes qui peuvent être tentés de s’autocensurer et de favoriser les nouvelles à sensation pour survivre » a indiqué Guy Badeaux, coordonnateur du concours.
Le premier prix de 1 500 $ a été décerné à Leslie Ricciardi de l’Uruguay, tandis que le deuxième prix de 750 $ a été remis à Dale Cummings du Canada et le troisième prix de 500 $ à Peter Chmela de la Slovaquie. (voir les dessins éditoriaux gagnants)
Le CCLPM est un organisme à but non lucratif dirigé par un conseil d’administration constitué de bénévoles. Le CCLPM remercie ses nombreux commanditaires pour leurs généreuses contributions financières et en nature. Parmi ces derniers figurent la Commission canadienne pour l’UNESCO, l’Association canadienne des journaux, l’Association canadienne des journalistes (ACJ), iPolitics, les journaux The Ottawa Citizen, Le Droit, The Hill Times et Embassy, la Fondation du Cercle national des journalistes du Canada, St-Joseph Média, Prospectus Associations, Rx&D, et plusieurs autres.
Médias, s’adresser au:
Susan Korah 613-241-4967
Guy Badeaux 613-562-7506
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La journaliste éthiopienne Reeyot Alemu lauréate du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2013
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L’IFEX lance une campagne pour la seconde Journée contre l’impunité
L’IFEX, le réseau mondial de défense et de promotion de la liberté d’expression, est fier d’annoncer le lancement de seconde Journée internationale contre l’impunité. Cette journée est consacrée à l’action pour demander justice au nom de toutes celles et de tous ceux qui ont été harcelés pour avoir exercer leur droit à la liberté d’expression et pour mettre au grand jour le problème de l’impunité. (en savoir plus)
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Communicateurs scientifiques lauréats
du Prix annuel de la liberté de presse
La Canadian Science Writers Association (CSWA) et l’Association des communicateurs scientifiques (ACS) sont les lauréates du 14e Prix annuel de la liberté de presse pour leur travail sur les restrictions du gouvernement à l’égard des scientifiques fédéraux, empêchant ou retardant la libre communication de la science publique dans les médias.
Le prix est remis chaque année par le Comité canadien pour la liberté de presse mondiale (CCLPM) à une personne ou à un groupe qui a défendu ou fait progresser la cause de la liberté d’expression. Le prix s’accompagne d’une bourse de 2 000 $ et d’un certificat décerné par la Commission canadienne pour l’UNESCO dont le secrétaire général, David A. Walden, a fait la remise lors d’un déjeuner-causerie le 3 mai,au Centre national des Arts d’Ottawa.
Dans une lettre adressée au premier ministre Harper en février, le CSWA lui rappelait que son gouvernement avait promis de faire montre de responsabilité et de transparence, mais les scientifiques fédéraux ne sont toujours pas autorisés à parler aux journalistes sans obtenir le « consentement » des agents de relations avec les médias. Des journalistes ont donc tout simplement renoncé à accéder aux scientifiques fédéraux, tandis que ces derniers travaillent dans une atmosphère dominée par les messages politiques.
« Notre message est bien simple, affirme le président de la CSWA, Stephen Strauss. Éliminez les propagandistes et les personnes chargées des médias et laissez les scientifiques, payés par les contribuables, s’exprimer par eux-mêmes. Suivez l’exemple des États-Unis où les scientifiques du gouvernement ont le droit de parler aux journalistes sans devoir obtenir l’approbation d’un agent des affaires publiques. »
Bob Carty, membre du CCLPM, indique que le Comité a décidé de décerner son prix à ces associations afin d’envoyer un message clair au gouvernement Harper : « les Canadiens ont le droit d’accéder, par le biais des médias, à l’expertise des scientifiques qui sont payés par les contribuables, et ces scientifiques fédéraux ont droit à la liberté d’expression. »
« La société canadienne a absolument besoin de la science. Des changements climatiques aux gazoducs, en passant par les épidémies jusqu’à la salubrité de nos aliments et de notre eau, il nous faut connaître les résultats des travaux scientifiques financés par nos impôts. Il est essentiel que nos médias ne soient pas limités par des retards et le filtrage idéologique inutiles du gouvernement », précise M. Carty.
Cette année, le CCLPM a également présenté deux mentions honorables en matière de liberté de presse. La première a été remise à Alain Gravel, animateur de l’émission Enquête diffusée à Radio-Canada. Ce journaliste a réalisé la plupart des reportages sur l’actuel scandale dans le secteur de la construction au Québec, y dénonçant l’implication présumée de la mafia. Il s’est également battu – et a remporté sa cause – afin de protéger l’une de ses principales sources dans un dossier traitant de corruption et de fraude fiscale s’élevant à plusieurs millions de dollars. Avec cette mention, le CCLPM souhaite reconnaître son courage alors qu’on a tenté de le faire condamner pour outrage au tribunal et sa détermination sans faille à défendre le principe de la protection des sources.
Le comité a aussi accordé une mention honorable à une initiative de la Commission canadienne pour l’UNESCO, plus particulièrement à Mme Pauline Dugré et au caricaturiste politique Guy Badeaux pour l’organisation de l’Exposition internationale de dessins éditoriaux. Cette exposition des meilleures caricatures de la dernière décennie inscrites au Concours international de dessin éditorial du CCLPM a été présentée dans plus de 30 municipalités au Canada. Il s’agit d’une contribution très importante qui aide à mieux faire comprendre la liberté d’expression et la liberté de presse.

Les lauréats du prix du 12e Concours international de dessin éditorial ayant pour thème « Le pouvoir au peuple : les citoyens et les médias sociaux » ont également été annoncés lors du déjeuner-causerie, à Ottawa. Cette année, plus de 300 dessins éditoriaux provenant de 40 pays ont été soumis dans le cadre du concours qui attribue des prix de
1 500 $, de 750 $ et de 500 $ aux trois meilleurs dessins éditoriaux. Le premier prix a été décerné à la caricaturiste Liza França du Brésil, tandis que le deuxième prix a été remis à Riber Hansson de la Suède et le troisième prix, à Hicabi Demirci de la Turquie. (voir les dessins éditoriaux gagnants)
La Journée mondiale de la liberté de presse vise à sensibiliser le public aux transgressions de la liberté d’expression et de la liberté de la presse. L’année dernière, 103 journalistes et travailleurs des médias ont été assassinés dans le cadre de leur travail, tandis que 179 écrivains, rédacteurs et photojournalistes étaient emprisonnés à la fin de 2011. Dans une tendance nouvelle et inquiétante, 199 « internautes » (citoyens ou défenseurs de l’Internet) ont été arrêtés, une augmentation de 31 % par rapport à l’année précédente.
Le 3 mai a été proclamée Journée mondiale de la liberté de presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993 à la suite d’une recommandation adoptée plus tôt à la Conférence générale de l’UNESCO. Les commanditaires du déjeuner-causerie du CCLPM – un événement annuel depuis 1998 – comprennent la Commission canadienne pour l’UNESCO, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), Rx&D, l’Association canadienne des journaux, iPolitics, l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité, The Ottawa Citizen, The Hill Times/Embassy, Le Droit et bien d’autres.
Table ronde : « La liberté d’expression est-elle en état de siège? » avec les panélistes Jeff Sallot, Kathryn O’Hara et Yaroslav Baran.
Nouvelles:
“On Press Freedom Day, concerns raised about Harper government ‘clampdown“, by Gemma Karstens-Smith , Postmedia News, May 3/12
“Freedom of expression not so free: journalists“ by Gemma Karstens-Smith, Postmedia News
Photos:

David Walden, Canadian Commission for UNESCO, presents the free press award to Stephen Strauss, Canadain Science Writers Association, and Binh An Van Vu, L’Association de communicateurs scientifique
Comité canadien pour la liberté de la presse mondiale
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