Le Comité canadien pour la liberté de la presse | MESSAGE DU CCLPM À L’OCCASION DU DÉCÈS DE CHARLES MORROW
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19 Jan 2018 MESSAGE DU CCLPM À L’OCCASION DU DÉCÈS DE CHARLES MORROW

OTTAWA – Le Comité canadien pour la liberté de la presse pleure la perte de son ami et collègue, Charles Morrow, qui a succombé à un cancer le lundi 15 janvier dernier.

Après une carrière en journalisme et au sein de la fonction publique fédérale, M. Morrow était devenu membre fondateur du Comité canadien pour la liberté de la presse mondiale il y a 20 ans. Il a ensuite occupé les fonctions de secrétaire du comité pendant de nombreuses années, et ce, jusqu’à son décès survenu cette semaine à l’Hôpital Élisabeth-Bruyère, à Ottawa.

La cause de la liberté de la presse lui tenait à cœur, et il appuyait sans réserve le rôle joué par les médias vigilants en ce qui concerne le maintien d’une société démocratique et l’obligation de ceux qui sont au pouvoir à rendre des comptes. Il était la « mémoire organisationnelle » du comité et jouait un rôle clé dans l’organisation de son déjeuner annuel qui soulignait la Journée mondiale de la liberté de la presse de l’UNESCO, le 3 mai.

Son professionnalisme et son calme esprit de collégialité manqueront à ses amis du comité.

« Il n’a jamais cherché à être sous les feux de la rampe, mais on pouvait toujours compter sur lui pour accomplir les tâches qui s’imposaient pour faire avancer les travaux du comité », a déclaré Shawn McCarthy, président du Comité canadien pour la liberté de la presse mondiale et correspondant aux affaires nationales du quotidien The Globe and Mail.

« Lorsque j’ai accepté le poste de président il y a quelques années, le soutien de Charles m’a été indispensable. Il était le cœur et l’âme du comité », a-t-il ajouté.

Après avoir appris la nouvelle de son hospitalisation plus tôt ce mois-ci, les membres du comité ont convenu à l’unanimité de décerner à Charles Morrow le prix Spencer Moore pour l’ensemble de ses réalisations, un prix décerné chaque année pour souligner les efforts d’un Canadien dans la poursuite de la liberté de la presse et de l’information. Ce prix, qui a vu le jour il y a quatre ans, porte le nom de l’ami de Charles, Spencer Moore, qui a travaillé avec lui à la fondation et au développement du CCLPM. Parmi les lauréats précédents, il y a Jim Bronskill, journaliste à La Presse Canadienne, et Suzanne Legault, commissaire à l’information.

« Charles était un secrétaire méticuleux. Il faisait le suivi des réunions, transmettait les avis et rédigeait les procès-verbaux, a déclaré Don Newman, membre du CCLPM. En quelques jours à peine, il avait déjà transmis les procès-verbaux à chacun de nous.

Sur le plan personnel, il me fournissait chaque année le compte rendu de tout ce qui s’était passé au cours des douze derniers mois. Le nombre de journalistes tués dans les zones de guerre ou toute autre malfaisance qui avait frappé nos collègues. De plus, il fournissait une continuité pour le déjeuner, qui, à bien y penser, devenait de plus en plus détaillée et compliquée au fil des ans.

En aucun temps, je n’ai eu à m’inquiéter de l’exactitude des renseignements fournis. Après tout, ça venait de Charles », a-t-il ajouté.

Charles a commencé sa carrière à Toronto à l’âge de 17 ou 18 ans en tant que copiste à Broadcast News/La Presse Canadienne grâce à ses prétendues compétences de frappe de 100 mots à la minute, nous a fait savoir sa fille Teresa Morrow. Il est arrivé à Ottawa en 1962 en tant que correspondant de BN/PC après avoir réussi un « test vocal » visant à évaluer ses capacités à l’antenne; il a couvert la dernière année de John Diefenbaker en tant que Premier ministre ainsi que l’élection de Lester B. Pearson.

Il a quitté la presse en 1965 pour joindre la fonction publique au ministère de l’Immigration, et il a occupé pendant un certain temps le poste de responsable des communications pour l’Europe de l’Ouest à Genève. Plus tard, il est retourné à Genève pour un mandat de quatre ans en tant que directeur de l’information pour l’Organisation mondiale de la santé des Nations Unies.

Sa femme Sally est décédée avant lui et il laisse dans le deuil ses trois filles, Katherine, Teresa et Jennifer, et ses deux petites-filles, Clara et Sacha. Il était âgé de 83 ans. Le comité offre ses condoléances à la famille.